DASRI - Pays de Sierck

L'élimination des Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux
Bubu
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DASRI - Pays de Sierck

Messagepar Bubu » 04 mai 2010, 11:10

Le Républicain Lorrain du 22/04/2010

Fini la débrouille ! - Par S.-G. SEBAOUI - Photo : Pierre HECKLER

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Dix ans de piqûres pour Geneviève Schmitt. A savoir six contrôles par jour avec un stylo spécial auxquels s’ajoutent trois injections d’insuline… Photo Pierre HECKLER.


Contrairement à ses communautés de communes voisines, celle du pays de Sierck faisait jusqu’ici franchement l’impasse sur la récupération des déchets infectieux des malades automédiqués. Un problème presque résolu.

Certes les diabétiques et autres malades automédiqués ne courent, et c’est heureux, pas forcément les rues. Pour autant, un seul d’entre eux recensé dans une commune doit conduire celle-ci à se préoccuper de la récupération de ses déchets infectieux, les fameux Dasri.

Il y a peu (lire RL du 8 octobre), Geneviève Schmitt de Rettel, dix ans de piqûres à domicile, décidait de faire sien le combat pour l’installation d’un système de récupération des déchets d’activité de soins à risque infectieux dans le Pays de Sierck. Grand bien lui en a pris ! La dame souffrant de diabète n’avait même pas hésité à interpeller sur le sujet la députée fraîchement désignée, Anne Grommerch. Elle fut bien inspirée.

Projet de construction

D’ici à la fin de l’année, les dizaines de petites boîtes jaunes jusqu’ici dangereusement stockées par Geneviève dans sa cave en attente d’une solution d’écoulement, pourront être abandonnées dans un local prévu à cet effet et que la communauté de communes des Trois frontières compte faire construire dans sa déchetterie. « Je suis la première ravie d’apprendre cette nouvelle, assure la Retteloise. Il était grand temps que ce problème soit pris au sérieux. On ne peut plus, en 2010, emballer ses seringues dans un tissu avant de les enfermer dans une bouteille plastique afin d’éviter que les rippeurs ne se piquent. Tout cela restait très dangereux. Lorsque ma fille, infirmière, m’annonce les chiffres du nombre de gens qui se blessent avec ces aiguilles usagées, ça fait froid dans le dos ».

Local grillagé

La date de réception de travaux du fameux local n’est pas encore annoncée du côté de la CC3F mais les contacts sont pris, annonce l’ambassadrice du tri de la communauté de communes, Lucie Gratacos. « Nous avons notamment travaillé avec la ville de Thionville qui dispose déjà d’un système de récupération que nous allons copier. Nous planchons actuellement sur l’architecture du local, sa taille, le coût également. Il sera en service avant la fin de l’année. Il sera grillagé pour être conforme à la législation ».

Via les pharmaciens

Comme Geneviève Schmitt, les personnes concernées par des traitements médicaux à leur domicile, y déposeront les fameuses boîtes jaunes hermétiques dans lesquelles sont enfermés leurs Dasri. « Ces boîtes évitant toute contamination et surtout contact avec les déchets leur seront remises à la demande par deux pharmacies du pays de Sierck, explique la députée Anne Grommerch. La CC3F va financer une centaine de ces boîtes qui seront remises à ces pharmaciens qui, eux-mêmes, les redistribueront aux malades ».

Octobre dernier, interrogé sur ce dossier épineux, l’un des vice-présidents de la CC3F annonçait attendre l’application d’un décret, applicable au 1er janvier dernier, obligeant les pharmaciens à se charger eux-mêmes de la récupération des fameuses boîtes.

Décret oublié

La levée de boucliers de l’ensemble de la profession ne s’était alors pas faite attendre. « On pouvait se douter que les pharmaciens refuseraient l’entrée en vigueur de ce décret, apprécie la députée. Pour cela, tous auraient dû faire installer dans leur officine un local spécial où auraient été placées une ou plusieurs bornes de récupération, selon les besoins. Qui peut aujourd’hui se lancer dans de tels travaux ? Et encore faut-il disposer de la place nécessaire ! »

Parmi moult arguments défendus à l’époque par les professionnels interrogés à ce sujet : « Les pharmacies sont des lieux sains où l’on vend des produits qui le sont tout autant, ce ne sont pas des déchetteries ! » Qui pour en douter ?

S.-G. SEBAOUI.


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