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L'élimination des Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux
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Messagepar Bubu » 19 déc. 2017, 17:56

Le Républicain Lorrain du 17/12/2017 - Par Marie-Hélène VERNIER - Photo ER/Cédric JACQUOT

Prévention déchets à risque infectieux - Non aux seringues sur les tapis de tri !

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Les patients concernés se procurent gratuitement la petite boîte Dastri sécurisée (jaune à couvercle vert) dans leur pharmacie. Photo ER/Cédric JACQUOT


Dastri, l’éco-organisme chargé d’organiser la fin de vie des déchets à risques infectieux produits à domicile par les patients en auto-traitement, poursuit ses opérations de sensibilisation.

Diabète, maladie veineuse thromboembolique, maladies auto-immunes… En France, près d’un million et demi de patients s’auto-traitent en utilisant, entre autres, des dispositifs d’injection sans l’aide d’un professionnel de santé.

Ces seringues présentent un danger réel, notamment pour les agents des installations de collecte et de traitement, quand elles sont mélangées aux déchets ménagers ordinaires, ou encore jetées dans les sacs jaunes de tri réservés au papier, carton et autre bouteille plastique… « Même si le risque de contamination est très faible, le risque psycho émotionnel est très fort » pour le personnel qui se blesse, rappelle Laurence Bouret, déléguée générale de l’éco-organisme Dastri.

Cet éco-organisme a été créé en 2012 pour éviter que seringues et autres déchets infectieux piquants, coupants ou tranchants ne se retrouvent sur les lignes de tri des déchets. Agréé par les pouvoirs publics, il a été chargé d’organiser « la fin de vie » de ces dispositifs, explique Laurence Bouret.

Les objectifs initiaux dépassés

Comment fonctionne la filière ? Les patients concernés se procurent gratuitement la petite boîte Dastri sécurisée (jaune à couvercle vert) dans leur pharmacie. Une fois celle-ci remplie, ils la déposent dans un point de collecte du réseau Dastri (majoritairement des officines).

Après un premier agrément courant jusqu’en 2016, un deuxième a été accordé à Dastri pour 2017-2022 : « Depuis la mise en place de la filière, le nombre d’accidents a diminué mais des agents se piquent encore régulièrement », déplore Laurence Bouret.

La mobilisation, elle, doit rester de mise, même si le bilan 2012-2016 a dépassé les objectifs fixés par les pouvoirs publics : le taux de collecte des déchets d’activités de soins à risque infectieux visé était de 60 % au niveau national. Il a atteint les 77 %.

Le Grand Est n’a pas à rougir : « La région a le sens du collectif », observe Laurence Bouret, puisqu’elle se situe au-dessus de la moyenne nationale avec un taux de collecte de 83 % à la fin juin 2017 (contre 74 % en 2016).

Les résultats de la Bourgogne sont également encourageants avec un taux de 77 %.

Points de collecte : www.dastri.fr/ nous-collectons

Marie-Hélène VERNIER

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Re: DASTRI

Messagepar Bubu » 08 déc. 2020, 18:35

Le Républicain Lorrain du 02/12/2020 - Photo ER/Willy GRAFF

Boîtes jaunes : 1 500 points de collecte dans le Grand Est

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Jetés dans les déchets recyclables, les seringues et autres dispositifs piquants utilisés à domicile par les patients en auto-traitement sont une source de danger pour les agents des lignes de tri. Photo ER/Willy GRAFF


Les boîtes jaunes au couvercle vert sécurisé sont remises gratuitement par les pharmaciens sur ordonnance. Une fois remplies, elles doivent être déposées dans un point de collecte du réseau Dastri, pour la majorité des officines.

Utilisés en auto-traitement à domicile dans une vingtaine de pathologies allant du diabète (95 % des cas) aux hépatites virales en passant par les infections à VIH, l’insuffisance rénale chronique ou encore l’infertilité ovarienne, les dispositifs médicaux perforants concernent environ deux millions de patients en France.

Remises gratuitement par les pharmaciens

Les boîtes jaunes, reconnaissables à leur couvercle vert sécurisé, sont remises gratuitement aux patients, sur ordonnance, par les pharmaciens.

Une fois celles-ci remplies, les patients les ramènent dans l’un des points de collecte du réseau Dastri, très majoritairement des officines : il en existe 1 500 dans le Grand Est (localisation sur http://www.dastri.fr)

« Aujourd’hui, sur les 21 500 pharmacies en France, 19 000 les récupèrent. Fin 2022, toutes collecteront », explique Laurence Bouret, « l’engagement du réseau officinal à nos côtés explique aussi le succès de la filière ».

Quatre unités de traitement en Grand Est

Une fois collectés, ces déchets à risque infectieux sont traités selon deux modes d’élimination : l’incinération ou le pré-traitement par désinfection avant incinération ou enfouissement.

Dans le Grand Est, quatre unités de traitement les prennent en charge dont deux sur le territoire lorrain : un à Ludres en banlieue de Nancy (Nancy Energie) et un à Tronville-en-Barrois dans la Meuse (Meuse Energie).

2,9 millions de boîtes

En 2019, l’éco-organisme Dastri a distribué 2,9 millions de boîtes jaunes sécurisées aux pharmacies sur le territoire national.

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Re: DASTRI

Messagepar Bubu » 08 déc. 2020, 18:41

Le Républicain Lorrain du 02/12/2020 - Par Marie-Hélène VERNIER - Photo ER/Cedric JACQUOT

Non aux seringues usagées dans les ordures ménagères !

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Les boîtes jaunes sécurisées sont remises gratuitement aux patients, sur ordonnance, par les pharmaciens. Photo ER/Cedric JACQUOT


L’éco-organisme Dastri est chargé de collecter et traiter sur le territoire français, les déchets à risques infectieux produits à domicile par les patients en auto-traitement. Dans le Grand Est, 68 % d’entre eux les rapportent dans leurs pharmacies. 32 % restent à convaincre.

Chaque année en France, 1,5 milliard de dispositifs médicaux perforants utilisés à domicile par les patients en auto-traitement sont mis sur le marché. Usagés, ces seringues, lancettes et autres cathéters sont des déchets à risques infectieux collectés et traités par l’éco-organisme Dastri, une filière unique en Europe et dans le monde. Elle a été créée en 2012 pour éviter que ces déchets ne se retrouvent dans les sacs d’ordures ménagères ou sur les lignes de tri des déchets recyclables et ne risquent de blesser les agents y travaillant : « Même si le risque de contamination demeure faible, le risque psycho-émotionnel est très fort », rappelle Laurence Bouret, déléguée générale de l’éo-organisme. Les personnels concernés sont en effet soumis à des trithérapies préventives et un suivi médical très anxiogène.

32 % des patients n’ont pas adopté les bons gestes

Aujourd’hui, 85 % de ces dispositifs médicaux perforants sont collectés sur le territoire, 87 % dans le Grand Est selon le rapport d’activité 2019 de l’éco-organisme, qui vient de publier son 7e baromètre patients-Ifop-Dastri. Celui-ci montre que si 68 % des patients rapportent leurs déchets dans l’un des points de collecte du réseau Dastri (Lire par ailleurs), 19 % les jettent encore avec leurs déchets ménagers (18 % dans le Grand Est) et 13 % dans les poubelles de tri sélectif (14 % dans le Grand Est).

Les plus jeunes moins sensibilisés

Les patients les plus sensibilisés aux risques qu’ils peuvent faire prendre et aux bons gestes de tri sont les adhérents des associations de patients qui à 92 % utilisent le service proposé par la filière Dastri. Les moins sensibilisés étant les plus jeunes et les patients amenés à utiliser ce type de dispositifs médicaux sur une courte durée « pour le traitement du diabète gestationnel », cite en exemple Laurence Bouret.

Outre ce point de « progrès », Dastri fera également de la question des dispositifs médicaux dits complexes, une priorité pour 2021. Arrivés sur le marché depuis quelques années, ces dispositifs, tels que pompes à insuline en patch, comportent cartes électroniques ou piles et requièrent un geste de tri spécifique.

La Bourgogne Franche-Comté, territoire pilote

« Nous avons expérimenté depuis trois ans la collecte de ces produits complexes et leur traitement en Suisse. À partir de 2021, ils vont pouvoir être pris en charge en France. L’objectif étant de tester un nouveau circuit qui permette de séparer les composants et d’en recycler tout ou partie », rappelle par ailleurs Laurence Bouret. La Bourgogne Franche-Comté pourrait être territoire pilote.

Par Marie-Hélène VERNIER

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